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25 NOVEMBRE

Journée internationale contre les violences faites aux femmes

  
Le 25 novembre 1960, les sœurs Mirabal, militantes dominicaines, étaient brutalement assassinées sur les ordres du dictateur et chef de l'État, Rafael Trujillo.
 
Nées en République dominicaine, Patricia, Minerva et Maria Teresa Mirabal ont toutes trois fait des études supérieures. Participant activement aux actions politiques menées contre le régime en place elles furent persécutées par le régime Trujillo et incarcérées à plusieurs reprises. Elles devinrent rapidement des symboles de résistance à la dictature.
 
Le 25 novembre 1960, les trois sœurs sont assassinées alors qu'elles se rendaient à la prison où étaient détenus leurs maris. Ces meurtres causèrent un choc énorme à la population toute entière et furent l'un des facteurs qui déclenchèrent un mouvement anti-Trujillo. En l'espace d'un an la dictature fut finalement renversée.
 
Lors de la Première Rencontre Féministe pour l'Amérique Latine et les Caraibes qui eut lieu à Bogota, en Colombie, en 1981, de nombreuses femmes dénoncèrent les violences qu'elles avaient subies au sein de leur famille ou hors du cercle familial (viols, coups et harcèlement sexuel), ainsi que les violences commises par l'État, comme les tortures et les viols des femmes incarcérées pour des raisons politiques. Les sœurs Mirabal symbolisant aussi bien la résistance d'un peuple que la résistance des femmes, c'est tout naturellement qu'il fut décidé, à l'issue de cette rencontre, de faire du 25 novembre la «Journée contre les violences faites aux femmes », commémorée depuis dans de nombreux pays d'Amérique Latine sous des noms divers.
 
Une commémoration et un engagement international
Le 19 octobre 1999, à la 54e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, les représentants de la République dominicaine et 74 États membres présentent un projet de résolution visant à faire du 25 novembre la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Dans son texte qui définit la violence à l'égard des femmes comme tout acte portant un préjudice physique, sexuel ou psychologique, dans la sphère privée comme dans la sphère publique, l'Assemblée générale des Nations Unies exprime sa crainte que la violence à l'égard des femmes ne soit un frein à leur lutte pour l'égalité des chances dans les domaines juridique, social, politique et économique. Elle propose que cette journée soit consacrée à des activités destinées à sensibiliser l'opinion publique sur la question de la violence à l'égard des femmes. La résolution 54/134 sera finalement adoptée le 17 décembre 1999.


Rendez-vous à partir de 18h30 sur le bord de mer de Fort de France pour la soirée UFM "Les échos du silence" avec de nombreux artistes, mis en scène de Daniely Francisque

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