Osenat ou le silence sur les méfaits du libéralisme !

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Osenat ou le silence sur les méfaits du libéralisme !

 

Interrogé sur Télé-Martinique le 18 avril à propos des « dérives » de la défiscalisation, à partir d’un conflit du travail opposant sur le port de Fort de France, un armateur à l’équipage salarié de son bateau (dragueur de sable) acheté en défiscalisation, Marcel Osenat pense s’en être tiré avec une pirouette.

Rappelant l’objet de la défiscalisation et les principes soit disant vertueux de celle ci ( outil fiscal à utiliser à bon escient…etc ), Marcel Osenat a évidemment et sans surprise, refusé ouvertement la condamnation du comportement scandaleux du patron armateur foulant aux pieds ses obligations, et esquivé la perche de la critique du libéralisme que lui tendait la journaliste. Et surtout, ce faisant, il a approuvé les immorales prétentions des propriétaires qui, quelques jours plus tard, ont été rejetées par les tribunaux…

Ainsi, il a, par solidarité entrepreneuriale, évité la critique relative à la dérégularisation et à la déréglementation ( non explicitement formulée par la journaliste ) à l’origine de ce que certains – par intérêt et défense du système – dénomment hypocritement « dérives », et qui ne sont en réalité que les compléments ordinaires et attributs nécessaires du système, et non des anachronismes comme ils le laissent à penser.

De fait, avec le libéralisme forcené mis en place au début des années 80 et déployé année après année dans le cadre de la mondialisation capitaliste, avec l’application sans faille du principe de « la concurrence libre et non faussée », tout a été fait et rendu possible dès lors qu’il s’agissait de défendre les intérêts de la classe des possédants. De la défiscalisation aux exonérations de charges sociales patronales en passant par les emplois aidés, c’est toute une série de mesures qui ont été  prises avec la Loom ( loi d’orientation pour l’Outre-mer), la Lopom ( loi de programmation Outre-mer), la Lodeom ( loi pour le développement économique des outre-mers ) actuellement, au nom de l’emploi, mais au profit du patronat, et dont les salarié(e)s mesurent aujourd’hui à leurs dépens, avec la crise, le caractère mensonger et trompeur.

Les résultats sont là : de la précarité croissante, du pouvoir d’achat en régression, des salaires bloqués ou en berne, du chômage en hausse et des emplois en moins , des besoins sociaux de moins en moins satisfaits.

En effet, c’est parce que le capitalisme s’est libéré progressivement, avec les politiques libérales conduites ces 30 dernières années par les gouvernement de droite comme de gauche libérale, des quelques contraintes qui lui avaient été imposées au fil du temps par la lutte des exploité(e)s, qu’aujourd’hui nous voyons sous nos yeux, ces fameuses « dérives » et ces comportement qualifiés très justement par certains, de voyou pour accréditer l’idée de l’existence d’un capitalisme honnête et propre.

Des dérives et de la voyoucratie qui en réalité n’ont rien de surprenant, et qui sont simplement attachées au système comme le sont le nez et la bouche, au visage. Des dérives et de la voyoucratie qui conduisent certains à dire que le capitalisme, de nos jours, tend à se rapprocher, par certains aspects – exploitation sans borne et bafouement grandissant des droits des salariés - de celui qui prévalait il y a deux siècles environ.

Alors, contrairement à ce que dit Osenat et à un autre niveau Sarkozy, ces attitudes et comportement présentés comme scandaleux et inadmissibles, ne sont nullement des anomalies, des exceptions, et encore moins des perversions ou des avatars du système.

Ils sont, les uns et les autres, les pièces du même puzzle. Et pour tenter de nous faire avaler la pilule de bons et vertueux capitalistes à différencier des mauvais et des peu scrupuleux d’entre eux, on nous sort, à dessein, toutes sortes de fables, pour éviter la critique nécessaire du capitalisme.

En conséquence, en totale opposition au discours d’Osenat et d’autres, il y a lieu de dire qu’il n’y a pas un bon capitalisme et un autre qui serait amoral et non vertueux. Qu’il n’y a pas des capitalistes respectables et honnêtes et d’autres qui seraient indélicats et irresponsables. Qu’il n’y a pas non plus un capitalisme productif et « entrepreneurial » sain et un certain capitalisme financier prédateur et véreux. A la vérité, il n’ y a qu’un seul capitalisme global, qui existe sous des formes différentes, avec hégémonie de certaines formes sur d’autres, selon la période historique. Ils sont tous condamnés à accumuler sans cesse davantage de richesse ou à disparaître sous le pilon de la concurrence.

De sorte que tous, ceux pointés comme les « bons » capitalistes comme d’autres désignés comme peu fréquentables et peu ragoûtants, font partie d’une seule et même famille. Ils se tiennent tous par la main et sont tous unis, certes avec des moyens différents – quelquefois douteux voire inacceptables - par la recherche unique du profit.

C’est cela que nous devons avoir en tête en regardant la réalité, pour refuser le brouillage idéologique et le silence sur la critique du libéralisme et ne pas se laisser abuser par ceux qui cherchent à parer le système de mille vertus, alors qu’il est usé jusqu’à la corde, et que son caractère injuste et néfaste éclate au grand jour. Car il produit en permanence à un bout la misère, l’exclusion, la précarité, la pwofitation, le désastre environnemental, les injustices et les inégalités criantes et croissantes que nous savons ; et les privilèges, l’amoncellement insolent de la richesse imméritée et des profits sans limite, à l’autre bout.  

 

Max Dorléans et Max Rustal ( GRS )

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Commentaires (2)

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