PRÉSIDENTIELLES AUX USA CRUEL DILEMME POUR LES MASSES

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ÉLECTIONS PRÉSIDENTIELLES AUX USA

CRUEL DILEMME POUR LES MASSES

 

Il y a quelques temps encore, la vidéo du président des Etats-Unis d’Amérique, Barack Hussein Obama, tuant une mouche sur la manche de son costume, a fait en un éclair le tour du monde. Toutes proportions gardées, l’événement survenu au cours d’une interview télévisée en direct suscita un intérêt au moins aussi important que l’opération baptisée « Neptune’s spear » visant à l’assassinat de Ben Laden par les tueurs du président des USA, via FBI, CIA et autres forces spécialisées dans le crime d’État. Autant notre répugnance pour le terrorisme est clairement proclamée, autant nous ne saurions fermer les yeux sur des opérations criminelles qui, sous prétexte de légitime sanction, donnent lieu à des opérations d’autant plus condamnables qu’elles sont diligentées par des États se réclamant hypocritement des grandes valeurs universalistes, du Droit, de la Morale, voire même de la Religion chrétienne dont le commandement «Tu ne tueras point» est pourtant sans ambiguïté.

Si nous commençons par l’évocation de ce consternant épisode de la mandature de B.H. Obama, ce n’est pas qu’il nous apparaisse le plus  grave, mais plutôt parce qu’il montre de façon  limpide l’alignement de ce dernier sur certaines pratiques de ses prédécesseurs les plus  dédaigneux vis-à-vis du droit international et de la dignité humaine. Sur le fondement de quel principe juridique le président des USA s’autorise t-il à organiser la froide mise à mort d’un homme réfugié dans un État étranger souverain, fusse t-il lui même un ennemi déclaré des valeurs fondamentales de l’humanisme élémentaire ? Du droit du plus fort assurément, c’est-à-dire d’un droit régissant les rapports sociaux dans les sociétés les plus barbares et arriérées, aux antipodes des prétentions solennellement affirmées des présents maîtres du monde.

Certes, il ne nous échappe pas que la mise en scène du western de Bilal n’avait d’autre objectif que d’enjoliver quelque peu le dossier d’une politique internationale empêtrée dans un projet insensé de domination du monde, ce qui ne la rend pas pour autant plus légitime ni plus honorable, loin de là. Paradoxalement, cette faute morale ne devrait hélas pas peser négativement sur les destinées électorales du candidat démocrate. Il en est sans doute de même du reniement dans les faits de la promesse concernant l’existence de la base de Guantanamo sur lequel la majorité des traumatisés du drame du 11 septembre 2001 jettera le voile de l’oubli. Le silence valant approbation, la peine de mort (528 exécutions entre 2002 et 2011) et le flou sur le lancinant problème la prolifération des armes à feu (24 tués par arme à feu chaque jour) vont dans le même sens opportuniste : celui de qui consiste à flatter les travers bien critiquables d’une jeune société étasunienne encore imprégnée des violences d’une sanglante gestation. En effet, autant le montage du 2 mai 2011 est critiquable en soi, autant il est certain qu’il paraîtra comme un geste fort aux yeux d’une proportion significative de l’électorat étasunien, plus sensible aux arguments frappants qu’aux subtilités  juridico-diplomatiques. Et si la côte de popularité préélectorale d’Obama est d’une inquiétante atonie, au point que les grands architectes de l’opinion publique sonnent chaque jour son glas présidentiel, c’est pour d’autres raisons.

Il n’est pas douteux que la mobilisation qui fut suffisamment puissante pour concrétiser le rêve impossible de l’élection d’un afro descendant au sommet du pouvoir dans le berceau du Ku Klux Klan est largement ébranlée par les chocs répétés des espoirs déçus. D’abord pour les plus démunis qui avaient cru que « Yes, we can » signifiait qu’avec Obama à la direction des affaires, ils auraient pu affronter victorieusement les prédateurs de l’argent organisé qui prospèrent en les jetant dans la rue sans aucune perspective. Mais les faits sont là. L'écart béant entre les promesses de 2008 et les résultats d'aujourd'hui ne pplaide guère en faveur d'obama, quelque soient les circonstances atténuantes liées à contexte international cahoteux mais prévisible : la dette de l'État fédéral qui était de 72% du PIB est à 100% alors qu'elle devait être divisée par deux ; le taux de chômage psse de 5% à 8% après un pic de 10% ; quarante millions de citoyens étasuniens vivent en dessous du seuil de pauvreté alors que les riches n'ont jamais été aussi riches, en dépit de la crise, ou grace à elle peut-on penser.

Or, loin de livrer bataille en faisant appel à ceux qui l’avaient élu, le président de la réapropriation du rêve américain ne fit autre chose que se prosterner aux pieds des usuriers, moyennant quelques rodomontades de pure forme, et bien sûr sans aucunement les inquiéter. Ce faisant, le candidat d’une rupture espérée se montra - nonobstant le contexte historique - plus pusillanime que bien des prédécesseurs que l’on pouvait guère soupçonner de penchants communistes. Même Lindon Baines Jonhson, le bourreau du peuple vietnamien, défia ses adversaires politiques en faisant appel à l’opinion contre eux, afin de mettre en oeuvre une politique intérieure moins brutale à l’égard des couches défavorisées. Même John Kennedy qui fut à deux doigts d’ouvrir le feu nucléaire sur Cuba, tenta de mettre hors circuit la mafia des banques en restaurant le monopole de l’État fédéral sur la création du dollar – mesure que L.B. Jonhson s’empressa prudemment d’annuler aussitôt après l’assassinat de JFK le 22 novembre 1963 –, comme l’avait fait avant lui Abraham Lincoln pour financer la guerre de sécession avec les illustres « green back », les billets verts fédéraux.

La difficultueuse bataille pour la protection sociale et la santé publique ne saurait faire oublier les millions de licenciements dans le privé, et pire encore, dans le public même, aussi bien au niveau de fédéral qu’à celui des États aux caisses rendues exsangues par l’avidité de banques assoiffées de richesse sans cause. Le coût croissant des études universitaires et le délabrement de l’enseignement public ont fait sans surprise le lit brodé de dollars des établissements privés florissants dans le cadre d’un prétendu marché libre. La ruine des millions de foyers démantelés par les saisies, expulsés de leurs domiciles impossibles à payer, le dénuement de millions d’autres chassés de l’entreprise par les délocalisations et les licenciements financiers, tous forcés de loger dans leurs caravanes de fortune s’ils en ont une, quand ce n’est pas dans leur vieux véhicule ou sous une tente, complètent le désolant tableau. Les mesures électoralistes – par essence temporaires – en faveurs des jeunes hispaniques (pouvant obtenir permis de travail moyennant finances et carte de sécurité sociale) ne feront guère oublier les expulsions massives d’immigrés et de sans-papiers ayant marqué les quatre années du premier président de couleur. Si l’on ajoute à ce bilan partiel les 75 000 boys au moins, morts pour la patrie entre l’Irak et l’Afghanistan, sans oublier les dizaines de milliers de manchots et d’unijambistes victimes d’une guerre cruelle, voilà qui n’est guère de nature à soulever l’enthousiasme populaire pour le président sortant.

 

Pourtant, le programme de l’adversaire républicain, Mitt Romney, à qui les sondages  donnent un certain crédit constitue une chance pour ce Obama, tant il apparaît outrancièrement réactionnaire et provocateur. Soutenu officiellement par les rétrogrades excités du mouvement « Tea party », le mormon pratiquant prend le contre-pied systématique de tout ce qui peut apparaître comme un semblant d’avancée sociétale : droits des femmes en général, liberté de l’avortement, mariage homosexuel, etc. En outre, la trajectoire est les options personnelles du candidat de la droite étasunienne en font le parfait repoussoir de nature à sauver son adversaire. En économie, son programme est du plus classique ultralibéralisme : réduire de façon drastique l’intervention de l’État en commençant par le priver de moyens ; réduire les impôts pour les entreprises comme pour les particuliers ; mettre à sac les budgets sociaux (aides aux personnes âgées, système de santé) ; baisser les salaires dans le public comme dans le privé ; réduire les effectifs de la fonction publique jugée improductive ; s’attaquer au droit du travail et au droit syndicaux en particulier. Sa position est résumée dans une déclaration dont il reconnaît la paternité se passe de tout commentaire: « 47% (des Américains) voteront pour le président (Barack Obama) quoi qu'il arrive. Il y a 47% des gens qui sont avec lui, qui dépendent du gouvernement, qui pensent qu'ils sont des victimes, qui pensent que le gouvernement doit s'occuper d'eux, qui pensent qu'ils ont le droit d'avoir accès à une couverture santé, à de la nourriture, à un toit, à tout ce que vous voulez. Ces gens pensent "que c'est quelque chose qui leur est dû. Que le gouvernement devrait le leur donner. Et ils voteront pour ce président (Obama) quoi qu'il arrive. Ce sont des gens qui ne paient pas d'impôts ».

 

En conclusion, la différence de degré et non de nature entre les options des deux candidats montre bien que le choix des électeurs n’en est pas un puisque aucun n’a l’intention de mettre en danger l’essence du mal qui ronge la planète, à savoir son asservissement aux lois du marché, c’est-à-dire  au système capitaliste, même s’il n’y a pas que cela.  Mais, les oracles disent que le second mandat de Barack Obama ne saurait être pire que le premier. À voir…

 En tout état de cause, la sauvagerie policière exercée à l’encontre des manifestants pacifiques de « Occupy Wall Street » aux portes du sanctuaire de la finance à l’occasion du récent anniversaire de leur mouvement, laisse augurer de sa détermination à défendre les intérêts de ses impitoyables commanditaires. Toutefois, la mobilisation de ces intrépides citoyens contre la dictature de l’argent organisé, aussi dangereuse que le crime organisé (dixit Franklin Roosevelt, encore un prédécesseur dont l’exemple n’a guère profité à Barack), fait scintiller une petite étoile, contrastant avec la grisaille d’une campagne dont le bling-bling, le bluff et les millions de dollars dilapidés, constituent les atouts décisifs.

Fort-de-France le 25/09/2012

Max Rustal

 

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Commentaires (4)

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